Nénuphars, jardin zen Kyoto

Mes aventures japonaises – part III : Kyoto, l’intellectuelle

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Carte Japon, Kyoto

Kyoto, ancienne capitale de l’archipel nippon jusqu’en 1868, est, pour moi, l’opposée de Tokyo. L’effervescence de la ville y est forcément moindre (avec une superficie de 827,83 km2 contre 2 190,93 km2 pour Tokyo), mais il n’y a pas que ça. Kyoto est intellectuelle. Elle a son côté électrique, ses bandes d’arcades, ses magasins de mangas et de goodies en tout genre ou les otaku aiment flâner, mais elle possède un tel patrimoine historique, qu’il surplombe le reste.

LES TEMPLES INCONTOURNABLES DE KYOTO

Rokuon-ji, le pavillon d'or

Quand nous évoquons Kyoto, nous pensons à ses temples, notamment au plus célèbre de tous, Rokuon-ji, plus communément appelé Kinkaku-ji temple (temple du pavillon d’or). Construit en 1397, détruit plusieurs fois par les flammes au cours des siècles et notamment par un moine fanatique en 1955, il symbolise la perfection japonaise, l’esthétisme à son paroxysme. Bien que recouvert d’or, le temple n’en est pas pour autant kitch, il est parfait. L’eau qui l’entoure le magnifie, elle est comme un miroir ou les reflets dorés tapent sur les ondulations aquatiques. Si vous souhaitez visiter le lieu en toute quiétude, abandonnez l’idée. La perfection du lieu attire les foules et c’est bien normal. Vous serez donc accompagnés de plein d’amis lors de votre visite 😊. Mais, et c’est là ou les Japonais sont très, très forts, vous pourrez prendre des photos du Pavillon d’or sans qu’il n’y ait d’être humain dessus ! J’avoue que c’est très plaisant 😉.

Kyoto, Rokuon-ji temple

Ginkaku-ji, le pavillon d'argent

Si Rokuon-ji est d’or, Ginkaku-ji est d’argent, enfin, juste dans le nom. Copie parfaite du premier, il fut construit en “1482 par le shogun Ashikaga Yoshimasa, qui voulait rivaliser avec Kinkaku-ji, le pavillon d’or, construit par son grand-père Ashikaga Yoshimitsu” (cf : wikipedia). Le shogun voulait le recouvrir d’argent mais cela n’a jamais été fait (les guéguerres familiales, j’vous jure 🙄😁). 

Ce n’est peut-être pas si mal finalement, le temple est simple (entendons-nous : simple à la Japonaise, donc très complexe, mais parfaitement simple. Mon dieu, je m’embrouille 🤯). Le bois le sublime et les jardins le mettent en valeur. Toutes les plantes et arbustes sont taillés au millimètre, la disposition de la terre et des graviers sont maîtrisés par les mains des jardiniers, habillés de combinaisons et de masques pour travailler, comme pour ne pas laisser d’empreinte dans cette nature complètement artificielle, et manipulée par l’Homme.

Personnellement, j’ai préféré Ginkaku-ji à Rokuon-ji.

Kyoto, Japon

Kiyomizudera Temple, les piliers de bois

Après avoir visité Ginkaku-ji, nous avons emprunté le chemin des philosophes pour rejoindre Kiyomizudera. Le chemin est très agréable, bordé d’un canal, arboré de cerisiers, il vous apaise (oui, un chemin peut apaiser 😏).

Après l’or et l’argent loupé, voici le bois brut et pure. Si Chion-in détient la porte en bois la plus colossale du Japon (24 mètres de haut pour 50 de large), Kiyomizudera est célèbre pour sa construction sur des centaines de piliers, à flanc de colline. Le travail de menuiserie et d’architecture est à la hauteur de la réputation des Japonais : parfait.

Kyoto, Kiyomizudera temple

Depuis l’immense “terrasse” du temple (je ne sais pas si l’on dit comme cela 🤔), perdue dans la végétation luxuriante, vous pourrez voir le haut d’une pagode rouge qui vous pète 💥 aux yeux ! Le vert des arbres, le rouge de la pagode…c’est sublime. Tout est maîtrisé, pensé pour que le beau l’emporte sur tout le reste. Allez la visiter, empruntez les chemins forestiers, découvrez ces arbres centenaires aux racines apparentes, aux sols recouverts de mousse, c’est magique 🤩

Kyoto, pagode, Kiyomizudera temple

LES QUARTIERS DE KYOTO

Le marché culinaire de Nishiki

Le marché est totalement couvert par une verrière colorée. De petites épiceries, des commerçants, des restaurants, vous trouverez ici le fleuron de la gastronomie Kyotoïte.

Les odeurs, les couleurs sur les étales, la découverte de nouvelles spécialités, de nouveaux ingrédients qui m’étaient inconnus m’ont beaucoup plu.

Quartiers de Gion et de Pontocho

Encore le bois, toujours le bois dans les constructions des petites maisons de ces deux quartiers.

Gion est un quartier typique, historique, où vous pourrez apercevoir quelques Geishas. Quartier prestigieux, abritant de célèbres maisons de thés, des restaurants gastronomiques et des théâtres, on trouve ici l’excellence artisanale et culturelle de Kyoto.

Se promener dans Pontocho, c’est faire un bond dans le passé : de petites maisons en bois avec des lanternes illuminant les façades à la tombée de la nuit, des maisons sur pilotis qui bordent la rivière, c’est féerique ! Dis comme cela, ça peut paraître cliché, mais pas du tout. Le quartier est d’un romantisme fou, d’une poésie et d’un calme précieux.

Kyoto, quartier de Pontocho

Voilà pour ce petit tour d’horizon de la merveilleuse Kyoto. Mon seul regret est de ne pas avoir eu le temps d’aller visiter Fushimi Inari-taisha ⛩⛩⛩, mais je ne doute pas que ce soit pour la prochaine.

Et maintenant, 音楽 (ça veut dire “musique” 😄)

🎶 Ma playlist 🎶

Comme un tour de passe-passe, j’ai décidé de vous proposer 3 chansons parlant d’or, d’argent et de bois, parce que vous le savez, ma culture en musique japonaise est extrêmement limitée 😁

Chet Faker, Gold

Chanson langoureuse, tout comme le clip : nocturne, fluide, chorégraphié subtilement, Gold est tranquille. Elle glisse comme sur des rollers 😁 (rapport au clip). Cette chanson plaquée or n’est pas ma chanson préférée, mais je voulais trouver un titre moins connu que Fields of Gold de Sting ou Gold de Prince.

Bonobo, Silver

Bonobo c’est LE dj que j’aime le plus sur le label Ninja Tunes. Un génie, doté d’ne finesse dans ses compositions, dans le choix de ses samples, dans tout. Un dj aux doigts d’argents avec ce titre, mais une pépite d’or dans le monde de la musique. Un TRES TRES grand DJ !

Eddie Floyd, Knock On Wood

Tout le monde connaît Knock On Wood interprétée par la grande Amii Stewart. Je préfère l’originale, composée par Steve Cropper et Eddie Floyd et interprétée par ce dernier. Non pas que je n’aime pas le disco, mais je lui préfère largement la soul. Le son rayé des vinyles de soul de cette époque, rend la chanson plus authentique, plus vintage. Un classique à écouter sans fin !

C’est déjà la fin de notre séjour à Kyoto, mais on se retourve bientôt pour de nouvelles aventures ! En attendant, je suis impatiente de recevoir vos commentaires sur la ville, ou sur ce qu’il vous plaira 🤗

Comme toujours, nous continuons le voyage sur Pinterest, pour découvrir plus de photos de Kyoto l’intellectuelle 😆, et de mes différents voyages au Japon.

Pour lire ou relire mes aventures japonaises, cliquez sur les photos 📸 ➡


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