Taqawan, Eric Plamondon

Taqawan

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Chaque année, il y a un livre qui me frappe, qui me retourne le cerveau, qui me plonge dans un autre univers, pour lequel j’ai un gros coup de ❤.
En 2017, ce fut Black lives matter, l’année dernière Kanaky et cette année Taqawan d’Eric Plamondon. J’ai tellement aimé ce petit roman, que je ne voulais pas le terminer (il est pourtant assez petit 😊).

Pourquoi j'ai choisi ce livre ?

1⃣ Evidemment, mon séjour au Canada a influencé mon choix, bien que je me le suis offert juste avant de partir.

2⃣ Le petit mot de mon libraire préféré sur le livre m’a vraiment donné envie.

3⃣ La quatrième de couverture m’a décidée ! Bien que moins friande de romans que de récits, celui-ci alliait les deux, donc je me suis laissée convaincre.

Ce roman qui est un délicieux mélange de suspens, faits historiques et anthropologiques, mythes et légendes, m’a à la fois surprise, bouleversée et instruite.

L'histoire

1981, en Gaspésie : les policiers font irruption dans la réserve indienne mi’gmaq de Restigouche, pour réglementer la pêche aux saumons. La rencontre se termine en émeute, créant un chaos puis une confusion dans et autour de la réserve. Océane, jeune fille mig’maq est retrouvée inconsciente, non loin de là par Yves Leclerc, un Québécois, agent de la faune. Celui-ci va s’occuper d’elle, la soigner, la protéger avec l’aide de son ami William, Indien lui aussi, vivant seul dans les bois, et de son ex-amante, Caroline, une institutrice Française Basque, en poste pour la saison.

L'écriture

Entrecoupé de faits et de témoignages historiques, le roman est impeccable. Il nous plonge dans une histoire sombre et nous apprend une multitude de choses sur les conditions de vie des Indiens mi’gmaq à cette époque.

Le racisme, les luttes, les répressions, les enjeux politiques, tout est mis en lumière. Les différents points de vues des personnages du livre sont également décryptés, analysés, afin de laisser au lecteur le soin de se faire son propre avis sur cette page sombre de l’histoire contemporaine gaspésienne.

C’est brillant ! Je ne connais pas particulièrement l’histoire des “Indiens” du Canada. Je sais que, tout comme les amérindiens des Etats-Unis, les colonisateurs ont voulu réduire ces peuples à néant. Ils les ont parqués dans des réserves, réglementés leurs pratiques ancestrales de chasse et pêche, afin de leur enlever toute liberté et possibilité de vivre comme ils l’entendent.

Ce roman donne envie d’aller plus loin, de connaître l’Histoire des “Indiens” du Canada, mais également l’histoire du Québec, de comprendre comment on en est arrivé là. C’est vraiment cela qui m’a plu et c’est ce que j’aime dans la lecture : aller plus loin, découvrir d’autres choses à partir d’un seul livre, élargir son champ de connaissance. Je trouve ça génial !

Un très très grand bravo à Eric Plamondon pour ce roman magnifique ! D’ailleurs, je vais peut-être me laisser tenter par Oyana, son nouveau roman 🙂


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