Bella Ciao, Baru, Editions Gallimard, collection Futuropolis

Bella ciao

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Première d’une série de 3 livres, Bella Ciao oscille entre témoignages historiques et fictions. Ayant pour colonne vertébrale la célèbre chanson italienne 🎤, la bande dessinée de Baru raconte l’immigration italienne de la fin du XIXème siècle en France, et de la difficulté d’arriver dans un pays qui n’est pas le sien.

L’acceptation des autres, l’intégration, le travail, la pauvreté, tout est abordé sans tabou, pour expliquer aux lecteurs cette histoire méconnue des livres scolaires.

Nous découvrons la vie de Teodoro Martini et de sa famille. Celle du massacre à Aigues-Mortes en 1893, de la fin des hauts-fourneaux, du racisme et de Bella Ciao.

Alors, selon vous, est-ce un chant révolutionnaire ? 🤔 Et bien les avis divergent : pour certains, la mélodie serait née aux Etats-Unis au début du XXème siècle. Les paroles originales auraient été initialement un chant paysan, puis seraient devenues par la suite un chant révolutionnaire ✊ chanté par les Mondines, ces pauvres femmes qui travaillaient si durement dans les rizières de la plaine du Pô.

Peu importe. Bella Ciao reste dans l’histoire de Teo et est importante pour toutes les générations. Elle accompagne, soutient, encourage, donne de la force à chacun 💪, et c’est pour cela qu’elle est et restera dans les cœurs de sa famille.

L’intensité et l’émotion que met Baru dans l’écriture et l’illustration de sa bd sont captivantes. On démarre brutalement la lecture, avec la tragédie d’Aigues-Mortes. Les combats, les tensions, les crimes, tout est montré et expliqué justement. Les expressions des personnages, mais aussi des chevaux 🐴, nous montrent à quel point cet événement était d’une violence inouïe.

Il est question de condition sociale, de travail, mais aussi de fascisme avec l’arrivée de Mussolini. Mais il est aussi question de résistance, de liberté et de bonheur familial ❤️. Les moments familiaux, souvent situés autour d’une bonne bouffe ou d’un verre, sont joyeux, même si les souffrances sont présentes. Il y a toujours de la joie de vivre, un esprit convivial et chaleureux, ponctué par les notes et les paroles de Bella Ciao.

J’ajouterai enfin que les documents d’archives insérés ou reproduits dans la bd sont d’une richesse incroyable. Ils apportent un vrai plus, et nous plongent dans cette époque pas si lointaine, et qui malheureusement n’a de cesse de se répéter à travers le monde.

Cette bd m’a beaucoup plu, et j’ai vraiment hâte de découvrir les deux autres volets, car je me suis vraiment attachée à la famille de Teo et j’ai envie d’en découvrir encore plus sur son histoire et celle de sa famille.


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