Johnny Cash, I see a darkness, Reinhard Kleist, Casterman

Johnny Cash, I see a darkness

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Conquise par Nick Cave, Mercy on me de Reinhard Kleist, j’ai foncé à la librairie m’offrir Johnny Cash, I see a darkness du même auteur. La vie de l’artiste est ici croquée principalement entre 1935 et 1968.
Enfant, Johnny passe la plupart de son temps à travailler dans les plantations de coton familiales avec ses parents, ses frères et soeurs. Marqué par le décès brutal de son frère Jack, il éprouvera une grande souffrance qui ne le quittera jamais.
Passionné par les émissions et les musiques qu’il entend à la radio 🎙, il trouve vite sa voie et veut devenir chanteur ! Il apprendra la guitare avec son voisin, quittera le cocon familial pour Détroit où il commencera sa vie de jeune adulte en travaillant dans une usine automobile. Devant remplir son devoir militaire, il part faire son service et rencontre Marshall Grant et Luther Perkins qui deviendront ses musiciens. L’aventure de l’homme en noir peut commencer !

Voilà pour ce qui est du résumé. Parlons de la BD maintenant. Reinhard Kleist aime Johnny Cash. Cela se voit dans sa manière de le dessiner, mais aussi dans la construction même de sa bande dessinée. Il ne fait évidemment pas l’impasse sur ses côtés sombres qui font partie de sa vie et qui ont façonné son personnage de l’homme en noir. Noir par ses costumes scéniques, par ses côtés sombres et dépressifs, ses excès, mais aussi ses engagements et ses colères envers un système qu’il juge injuste et inégalitaire. Les paroles de ses chansons reflètent ce qu’il est, notamment la sublime I see a darkness, qui est également le titre de cette bande dessinée.

Tout comme l’auteur, j’aime Johnny Cash. D’abord pour sa musique : son blues, sa voix, ses textes sont d’une puissance qui me donne envie de me servir un verre de whisky 🥃 alors que je déteste ça 😅. Et puis, je l’aime lui, pour son altruisme, ses convictions, ses souffrances. Il est une légende, un monstre de la musique, un homme marqué par la vie. Son visage raconte cela et Reinhard Kleist l’a extrêmement bien dessiné. J’ajouterai que les dessins sur sa cure de désintox sont incroyables, complètement psychés. On pourrait ressentir la douleur qu’il éprouve, c’est assez fou ! Toutes les pages du livre sont en noir et blanc, toutes, sauf les dernières. Sublimes dernières pages en couleur, comme un hommage, comme un adieu du dessinateur à l’artiste, à cet homme si torturé, si talentueux qu’était Johnny Cash.

Amoureux du blues, du rock et de Johnny Cash, cette BD est faite pour vous !


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